Exposition Short
jeudi, novembre 24 2011, 01:57 - EXPOSITIONS

Photographies : Gauthier Mesnil-Blanc
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Apéro Débile, attractivité apéritive











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Amélie Trahard


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Joseph Kieffer









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Nicolas Despas

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Performance, lecture de Guillaume Marx sur un texte de Claire Grangé, apparition de Androua Mindrekolo




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Guillaume Marx et le monstre






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Sophie Le Hire

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Thomas Bischof




Vernissage le 25 Novembre 2011 ------- 19H
Artistes :
Josef Kieffer, Guillaume Marx, Thomas bischoff, Amélie Trahard, Carole Deltenre, Nicolas Roulleaux, Jean Charles Mougel, Nicolas Despas, Annie Sibert, Eleonore Cheynet
Artistes Invités :
Sophie Le Hire, Frederica De Ruvo, Androa Mindre Kolo, Otto Von Rhinau, Benoît Le Breton, Thomas Rochard, Stephane Clore
Performances le soir du vernissage :
Androa Mindre Kolo / 19h / " Le corps comme objet de festivités" / performance culinaire
Thomas Rochard et Stephane Clore / 20h / Duo de Contrebasses
Eclosion du monstre / Guillaume Marx alias Mou
+++ Surprises"Oulala j'ai peur"* ("we are all going to hell")
Projection dimanche 27 novembre à 17 heuresGRATUIT
à ne pas rater
Cette sélection rassemble des œuvres vidéos aux formes très différentes : approche documentaire aux accents expressionnistes, approche cinématographique contemporaine et vidéo performance.
Une tématique ou plutôt un sentiment vague relie pourtant ces œuvres : le sentiment de fin, la fin d’une civilisation surement. Les artistes s’emparent de ce sentiment d’inquiétude lattant pour célébrer la perte de sens de façon poétique, mélancholique, ironique, voire grotesque.au programme
The Inhabitants, 8'45, 1970, PellechianGénération optimiste, 12'58, 2008 Léocheynet, FR
Internal displacement, hdv, 17min, 2009, Leander Djonne, No
Everything is gonna be allright, dv5', 2009, Mom & Jerry, No
Fishyfish, dv 5'40, 2010, Philippe Gilmert & Thomas Lasbouygues
La biche et le cochon, dv 10', 2010, J-C Mouguel & Mathias Vouters
(habillez-vous chaudement)
Cette sélection, présentée à Bruxelles en octobre 2010 lors de l’exposition « Fête triste » du collectif « Otto dix club », rassemble des œuvres vidéos aux formes très différentes : approche documentaire aux accents expressionnistes, approche cinématographique progressive et vidéo performance.
Une thématique ou plutôt un sentiment vague relie pourtant ces œuvres : le sentiment de fin, la fin d’une civilisation post-capitaliste sûrement. Les artistes s’emparent de ce sentiment d’inquiétude lattant pour célébrer la perte de sens en évoquant la fête, la destruction ou l’animalité.
Nostalgique ? Pas tout à fait, il semble que le discours ne soit jamais univoque, mais plutôt ambivalent. Les artistes présentés dans cette sélection ne se placent pas dans une position d’outsiders de la société consumériste à laquelle ils appartiennent, au contraire, ils sont dedans, mais peut-être contre leur plein gré. L’ensemble des vidéos présentées dans cette sélection puise son discours dans une certaine musicalité, présentant un discours sensuel et immersif plutôt qu’un discours uniquement verbal.
Le choix de montrer le film « Les Habitants », en introduction du programme « We are all going to hell » permet d’introduire une certaine idée du sentiment de « fin de siècle » largement représentée dans l’art contemporain et qui puise ses origines dans des conceptions libertaire et humaniste des années 70. . l semblerait cependant que l’art contemporain ne se situe plus dans cette dichotomie homme-animal, de même que l’humanisme est une philosophie qui ne semble plus répondre pleinement aux interrogations des artistes contemporains.La morale univoque des « Habitants » est un choix qui donne cependant une connotation politique indispensable à la sélection.
" Le film est construit sur l'idée d'une relation pleine d'humanité avec la nature et le monde animal. Il est question bien sûr des agressions perpétrées par l'homme contre la nature, et de la menace que constitue la destruction de l'harmonie naturelle ". Pelechian à propos de son film « Les habitants », datant de 1970.
La fête
La charge émotionnelle véhiculée par la musique est utilisée comme support ou contrepoint du sens contenu dans l’image. Ainsi, dans la vidéo « Everything is gonna be all right », du binôme norvégien « Mom & Jerry », la musique techno « cheap », les jeux de lumière et l’omniprésence des slogans publicitaires de Time Square, créent un décor apocalyptique, mais coloré pour un discours subversif et complice : on nous assure que « tout va bien ». De même, le titre « Génération optimiste » couplé d’une musique transe, de nuages colorés et de la référence constante au dessin animé dans la vidéo d’Éléonore Cheyney, promet au spectateur un univers rassurant, voire régressif, le sentiment qui domine cependant est celui de la désillusion.
Le paysage détruit
Avec un traitement cinématographique progressif appuyé par une bande sonore lente et immersive et l’utilisation d’un steadycam qui crée l’impression d’un univers cotonneux et irréel, « Internal dispacement » de Leander Djønne, est une œuvre éminemment politique. Le spectateur plongé dans la vision subjective de la caméra est témoin d’un autodafé commis par des enfants et chapotée par des adultes muets. Cette vidéo met en exergue un dilemme moral et politique à travers des corps et des actions qui semblent êtres commandés par une force supérieure, celles de l’état, du pouvoir politique, de la morale, dont les corps serraient un prolongement plus ou moins inconscient.
L’animalité
Un retour sur l’animalité dans la programmation, mais cette fois-ci embrassée par un regard mimétique : les artistes Jean-charles Mouguel et Mathias Vouters n’adoptent pas en effet une position empathique face à l’animal, leur approche est plutôt mimétique : la « Biche et le cochon », ce sont les artistes eux-mêmes. Leurs personnages sont puérils, grotesques, ce sont des animaux qui agissent en tant que tel : ils sont brutaux, ne s’expriment que pas des grognements. La convocation de l’imagerie animale semble plutôt évoquer ici une perte de repères qui exprimerait la violence du double discours de la morale contemporaine : puritanisme et amoralité.
Éléonore Cheynet , le 25 novembre 2011
